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jeudi 23 août 2012

Roussillon 2012 3ème partie : voyage dans le temps

Dans cette 3ème et dernière partie sur mon voyage dans le Roussillon en 2012, je mets à l'honneur un regard nostalgique que j'ai sur l'évolution de la pratique photographique.

Depuis l'arrivée du numérique, même si la tendance existait déjà avant, je note une augmentation de l'importance des caractéristiques techniques en défaveur de la simple démarche esthétique. Bien sûr, je ne parle pas des professionnels pour qui la maîtrise technique et la recherche de l'excellence est une donnée permanente.

Non, j'attarde mes pensées sur la pratique de l'amateur de photo. Il n'est pas rare lorsque je discute de photo avec telle ou telle personne de mes connaissances que le sujet dévie vers le nombre de mégapixels, de superlatifs techniques etc...

Alors, oui, je concède que toutes les améliorations techniques en photo numérique apportent réellement un surplus qualitatif. Mais n'est-ce pas au détriment de la démarche artistique? Ne mettons-nous pas trop d'artificiel entre ce que notre œil voit et ces instants que nous entendons figer pour toujours?

C'est un peu en ayant cela à l'esprit que je me plais à essayer de revenir vers un certain côté mal dégrossi de l'image. Un côté un peu low-tech. Recherchant à faire passer l'émotion, le subjectif et le côté un pictural avant la perfection technique de l'image.

J'avais envie de retrouver le plaisir que j'éprouvais en parcourant les vieux albums photos de mes parents. Images à la calorimétrie incertaine et à la netteté douteuse. Mais quelle joie!

D'où je me plais de plus en plus à faire des photos avec mon iPhone et les app qui vont bien...
Mais c'est de la haute technologie me direz-vous???

Eh bien oui! Ceux qui me connaissent savent que je n'en suis pas à un paradoxe près! Mais qui peut le plus, peut le moins alors voyons ce que ce moins donne et dites-moi ce que vous en pensez!




Vue depuis le Mas Llossanes entre les gouttes de pluie


Gloire céleste



Au bord de la D35c





Le Canigou vu depuis la route entre Tarerach et Vinça

Prades, grille du palais de justice

Prades, détail de porte

A moitié fermée ou à moitié ouverte?

Eus, petit chat

Eus, bistrot de pays

Collioure, chapelle

Collioure, vue d'ensemble

Collioure, château des templiers et la plage

Collioure, musiciens de rue


Codalet, promenade vers Saint-Michel de Cuxa

Saint-Michel de Cuxa

Le Canigou

Caramany, entre Têt et Agly

Chapelle du château d'Aguilar


Aguilar, le château de mon père

Paysage pré-historique


Rue de Villefranche de Conflent





J'attend
Plateau du lac des Bouillouses

J'attend l'amour dans le pré





Castelnou


samedi 9 juin 2012

Verdun, la torpeur après le vacarme, impressions du champs de bataille

Les événements de 1916 à Verdun ont eu un tel retentissement qu'on en oublierait presque que Verdun a été depuis des siècles le théâtre d'affrontements entre la France et l'Allemagne.

En effet, en 843, c'est à Verdun que se partage les restes de l'empire de Charlemagne entre ses trois fils. La Lorraine revient à Lothaire. Elle se situe en tampon entre les deux autres grandes entités qui deviendront le royaume de France et le Saint-Empire Romain Germanique. Cette situation géographique portait en elle les germes des affrontements futurs entre ces deux puissances nées du même père...

Verdun, porte chaussée
Milles ans plus tard, après avoir été, tour à tour, lorraine, française, allemande et pour finir, française, Verdun est à nouveau témoin du choc entre la France et l'Allemagne.

L'histoire est bien ironique. En 843, Verdun vit naître deux empires qui furent parmi les plus importants de l'histoire. En 1916, elle les vit s'affronter dans une lutte suicidaire qui les laissera exsangues.

ruines du fort de Douaumont

fort de Douaumont, nature défigurée et balafrée par la folie des hommes







sentinelle inquiétante







  
Ce n'est pas la première fois que je viens à Verdun. J'ai parcouru sa région de long en large. Vauquois, les Eparges, le Mort-Homme...
Pourtant, je suis toujours aussi impressionné par le paysage et la manière avec laquelle il a été défiguré par la puissance destructrice de l'homme. On ne peut pas s'empêcher de regarder autours de soi et de voir tous ces trous d'obus, de se demander combien d'hommes sont morts là.

C'est une expérience que je conseille à chacun pour remettre sa vie en perspective.

Je comprend maintenant pourquoi la ville se plait dans sa tranquille anonymité. Heureuse de n'être plus le centre d'attention de personne d'autre que ses propres habitants...